24/09/2008
Bernard Lehideux a interpelé la Commission lors de la session plénière du Parlement européen du mercredi 24 septembre 2008. Pour lui, le Président de la Commission n'a pas pris la mesure de l'avertissement donné par les citoyens, en France, au Pays Bas et en Irlande.
Le programme législatif 2009, comme les précédents d'ailleurs, va passer à côté du sujet. "Monsieur le Président,La Commission donne le sentiment d'agir comme un élève distrait qui court après le temps perdu avant de rendre sa copie. Certes le paquet social existe. Mais il est incomplet, et ne peut être considéré que comme un pas vers une prise en compte des questions sociales par la Commission. Le Président de la Commission n'a pas pris la mesure de l'avertissement donné par les citoyens, en France, au Pays Bas et en Irlande, et qui aurait été malheureusement identique ailleurs en cas de vote populaire. Ces scrutins sont des rappels à l'ordre : si les Européens veulent plus d'Europe, c'est pour construire un projet de société, et non pas seulement pour adopter encore plus de directives techniques. La réglementation relative au marché intérieur est certes nécessaire, mais elle n'est pas, et de loin, l'essentiel. Le programme législatif 2009, comme les précédents d'ailleurs, va passer à côté du sujet. Les citoyens n'attendent pas de la Commission qu'elle se borne à compléter, ni même à simplifier la législation. "Ils attendent de la Commission qu'elle soit à la hauteur de la tâche que lui assignent les traités : Celle d'être la locomotive et la boîte à idées de l'Union. Il ne suffit pas pour cela que son Président soit sage et silencieux, au garde-à-vous derrière le Président du Conseil. Nous attendons de la Commission qu'elle agisse comme un acteur clé de la réflexion sur la nature du projet de société dont nous avons besoin. Mais quel projet de société dans ce programme ? Quel Europe souhaite-t-on construire ? Quelle place pour la solidarité ? Quelle place pour les services sociaux par exemple ? Le programme 2009 ne contient pas d'erreurs graves, mais ce n'est pas le programme dont nos concitoyens ont besoin. Monsieur le Président, ce sera au nouveau Collège de prendre ses responsabilités. J'espère seulement qu'il sera moins sourd aux appels des peuples que l'actuel."






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